Choisir le bon tempo pour vivre dans son temps

Nous expérimentons aujourd’hui une mutation radicale de notre rapport au temps.
L’urgence, l’immédiateté et l’instantanéité rythment l’ensemble des facettes de notre vie.
En contribuant à compresser celle-ci, elles font de nous des femmes et des hommes en « temps réel » qui fonctionnent le plus souvent par confort ou par réflexe, à flux tendu.

La vitesse semble aujourd’hui aller de soi et avoir trouvé une place de choix dans notre société.
L’urgence se vit comme un tempo permanent. «Ce qui n’est pas urgent risque l’oubli », annonce Jean-Louis Servan-Schreiber dans Plus vite! Conditionnés, nous avons appris à nous épanouir dans un «court-termisme centré sur des satisfactions immédiates et souvent éphémères.

Si le long terme inquiète, nous évitons alors de nous y projeter, estimant bien plus confortable de vivre au jour le jour, occupés et nourris par la multitude d’informations qu’il nous faut administrer au quotidien.
Notre mode de consommation est passé d’une logique patrimoniale à une logique d’usage.
La priorité ne semble plus de transmettre mais d’avoir la certitude d’avoir vécu et consommé toujours plus et toujours plus vite en ayant profité du maximum de possibilités offertes, au risque de s’étourdir parfois.

« Entre urgence et désir, entre vide et trop-plein, l’individu contemporain recherche dans l’intensité de la vie une immédiate éternité. » Nicole Aubert, sociologue, psychologue et auteur

Les nouvelles technologies, si elles participent à ce sentiment d’un temps qui s’accélère, doivent aussi nous permettre de rester maîtres de notre temps.
Urgence ou pas, nous avons aujourd’hui la liberté de moduler nos usages pour en puiser le meilleur: une productivité supérieure, de nouveaux liens, un plus grand apport d’information… et d’infinies possibilités qu’il revient à chacun de configurer individuellement.

Plus de 1.7 million de français, c’est l’estimation du nombre de nouveaux «déconnectés » ,soit 3,4% de la population française.

Source: étude Havas Media – septembre 2012 Les déconnectés du temps

Fast ou slow, se déconnecter du temps pour être plus riche : à chacun d’ajuster ses rythmes!

L’éloge de la lenteur gagne du terrain et de plus en plus d’adeptes.

  • Slow food,
  • slow sex,
  • slow cosmetic,
  • slow cities…

Un élan vers le ralentissement que Gilles Finchelstein décrit comme étant « la tentative pour intégrer du slow time dans le fast time ». À l’heure des clips, des spots et autres zappings, certains choisissent de vivre des expériences de déconnexion ou des périodes où l’on communique autrement.

Un exemple: le « Shabbath Button », vécu comme la pause digitale du week-end.

Sur le modèle de la tradition juive, il consiste à cesser toute activité liée au multimédia à partir de 18 heures le vendredi, et ce, durant tout le week-end, un usage qui s déjà séduit bon nombre d’internautes, aux États-Unis notamment.

Citation pour définir le Temps :

«  Si on est conscient du côté irremplaçable de chaque journée, alors il devient précieux de l’utiliser de la manière la plus importante, efficace ou agréable possible. »
Jean-Louis Servan-Schreiber

Définition Temps [n.m.]:

Durée considérée comme une quantité mesurable dans laquelle se succèdent les évènements.

  •  Le temps qui passe.
  • Prendre son temps.
  • Avoir du temps.
  • Perdre son temps.
  • Laisser filer le temps.
  • Employer son temps à…
  • Offrir de son temps.
  • Économiser son temps.
  • Être dans les temps.
  • Bien employer son temps.
  • Être avare de son temps.
  • Faire plusieurs choses en même temps.
  • Prendre du bon temps…

 

« La vitesse n’est pas seulement une nécessité mais une opportunité; ce n’est pas une contrainte mais une chance. » Gilles Finchelsten

Intellectuel et auteur de La Dictature de l’urgence (Fayard, 2011)

Pourquoi est-il important de s’interroger sur ce sentiment d’urgence croissant?

L’Homme a vécu des millénaires avec un rapport au temps très lent. Notre ère contemporaine se distingue par une mutation fondamentale de ce rapport. Celle-ci affecte nos vies personnelle, professionnelle et publique et constitue l’une des pathologies de notre société.

Cette urgence qui constitue l’empreinte de notre civilisation peut aussi être perçue comme positive…

En effet Le souci permanent du présent est la marque de l’individualisme contemporain, de cette société où chacun veut, comme l’affirme Alain Ehrenberg, être l’entrepreneur de sa propre vie. Après des siècles où il pouvait sembler légitime de faire le sacrifice de sa propre vie, le fait que chacun cherche à vivre son existence ici et maintenant est tout à fait positif. Au-delà de cette dimension philosophique, les origines de cette urgence – la révolution numérique et la mondialisation – sont aussi, et surtout, pour la première, une formidable source de connaissance alors que la seconde a permis à des centaines de millions de personnes de sortir de la pauvreté.

Vous suggérez enfin des pistes de solutions pour remédier aux excès de vitesse et aux excès de présent: « jouer sur le rythme du temps » ou, mieux encore mais plus ambitieux, « redonner du sens au temps »

Il y a deux façons d’appréhender le temps. La première consiste à jouer sur son rythme en s’attaquant au culte de la vitesse. Beaucoup de décisions seraient en effet prises bien plus efficacement si l’on s’accordait les espaces de décélération propices à une réflexion productive. La seconde, essentielle, est de redonner de la profondeur au temps en projetant nos vies et nos sociétés sur des temps plus longs. L’une des problématiques de cette dictature de l’urgence est en effet d’être source de tension et d’angoisse du fait de notre incapacité à nous projeter tant individuellement que collectivement.

 

Délégué, délégué, délégué

La plupart des manager se plaignent d’avoir trop d’activité, mais très peu d’entre eux déléguent efficacement le travail. En fait, la délégation est l’une des capacités de management les plus sous-utilisées et sous-développés.

Je propose ici trois façons de plus et mieux pratiquer cette exercice managérial en plus de ma pyramide de la délégation :

  • Identifier le problème.
    Décelez les signes avertisseurs. Par exemple, vous travaillez de longues heures et cela vous permet de vous sentir indispensable, tandis que votre équipe conserve des heures régulières ?
  • Rappelez-vous les valeurs ajoutées
    Gardez un rappel visuel des objectifs de développement de votre équipe afin que vous puissiez facilement identifier les possibilités de déléguer.
    Une liste imprimée scotché à côté de votre ordinateur devrait fonctionner.
  • Demandez aux autres de vous tenir responsable de la « non délégation ».
    Donnez votre permission directe à vos collaborateur de vous appeler quand vous n’avez pas délégué quelque chose que vous devriez.

Récompensez-vous pour faire les tâches que vous détestez, pratiquer une saine auto-motivation ou auto-satisfaction.

Je dois reconnaître qu’il y a des points  noirs dans ma liste de taches, des points que l’on cherche à pousser loin de son regard, des points qui coûtent plus d’énergie à éviter qu’a résoudre mais le sentiment à leur égard est négatif.
Il vous vaudra peut-être une motivation supplémentaire pour passer à travers les tâches les plus redoutables.
Voici quelques pistes pour mieux se motiver à accomplir ces projets difficiles:

  • Enregistrez le travail amusant.
    Il y a toujours des aspects d’un travail que vous aimez plus que d’autres.
    Ne vous permettez pas d’effectuer les tâches amusantes tant que vous n’avez pas fini les difficiles.
  • Payez-vous.
    Créer un compte – un compte d’épargne, une carte-cadeau, un compte iTunes – et en verser à chaque fois que vous terminez un projet particulièrement difficile.
    Définir les différents montants en fonction de la taille et de la tâche désagréable.
  • Régénérer.
    Promettez-vous une récompense qui recharge votre corps et votre cerveau.
    Méditez pendant 20 minutes ou utiliser votre heure de dîner pour vous offrir un cours de yoga.

Définition de  la procrastination:

La procrastination, c’est le fait de repousser toujours plus loin les actions à mener au moment présent ou bien reporter à demain ce qui est à faire aujourd’hui . Le mot se fabrique à partir de la racine latine crastinus  = « demain ».

3 solutions pour arrêter la procrastination

La procrastination peut sembler être la condition humaine, mais elle ne l’est pas. Pour sortir de votre propre chemin « à remettre votre ouvrage à plus tard  » et augmenter ainsi votre productivité, je vous propose d’essayer ces trois tactiques :

  • Fixer des délais à vos objectifs ou buts
    Créer un calendrier avec des dates d’échéance clairs pour chaque tâche.
    Rappelez-vous à l’aide de repères visuels: Définissez des rappels dans votre calendrier, ajouter des articles à votre liste de tâches, ou mettre un pense-bête sur votre écran d’ordinateur.
  • Sachez demander de l’aide.
    Demandez à un collègue de confiance d’examiner votre travail ou d’effectuer la mission en équipe.
    Sachant qu’il vous attend cela vous incitera à commencer.
  • Changez votre état d’esprit.
    Arrêtez de penser que vous êtes un procrastinateur.
    Voyez vous vous-même – et parler de vous avec les autres – comme quelqu’un qui fait bouger les choses.

Ne croyez pas les gens qui disent travailler 60 heures par semaine, il ment!

Je provoque un peu en disant cela et pourtant, plus on travaille et plus on surestiment son temps de travail réel et j’ajouterai que plus vous prenez de pause donc  moins vous êtes rentable.

D’après une étude récente  menée par John P. Robinson, de l’Université du Maryland, les gens surestiment le nombre d’heures hebdomadaires de travail «habituellement» de 5% à 10%.
En examinant les emploi du temps des travailleurs américains, les chercheurs ont constaté que les gens qui disent travailler habituellement 55 à 64 heures par semaine vont surestimer en moyenne d’environ 10 heures leur temps de travail, les gens qui disent travailler 65 à 74 heures vont surestimer d’environ 20 heures.

Les chercheurs pensent que les répondants gonflent leurs estimations en raison d’un désir de paraître laborieux et de présenter aux autres une logique de motivation ou de contrainte de type « Fait Effort ».

Pour ma part, je recommande un rythme fractionné sur une base de 5 à 10 minutes de pause après 20 à 25 minutes de travail. ce rythme est très efficace pour les équipes projet par exemple.