Le tour de taille un indicateur du risque de maladie cardiovasculaire…
L’étude IDEA, confirme qu’il existe une corrélation très étroite entre un tour de taille élevé et les maladies cardiovasculaires ainsi que le diabète. L’analyse des résultats révèle que partout dans le monde, chez les hommes comme chez les femmes, il existe un rapport indépendant entre d’une part le tour de taille et l’indice de masse corporelle (IMC) et d’autre part, les maladies cardiovasculaires et le diabète. Toutefois, le lien qui existe entre le tour de taille et ces maladies est beaucoup plus étroit que pour l’IMC, quel que soit le sexe.
Première cause de décès, les maladies cardiovasculaires sont devenues l’un des principaux problèmes de santé publique dans le monde. Un homme sur 8 et une femme sur 17 meurent d’une maladie cardiovasculaire avant l’âge de 65 ans dans les pays européens. Le diabète, dont la prévalence augmente partout dans le monde, figure pour sa part parmi les principaux facteurs de risque de maladie cardiovasculaire, aux côtés du tabagisme, de l’hypertension artérielle et des troubles du cholestérol. A l’échelle internationale, près de 58 % des cas de diabète de type 2 sont attribuables à un excès de graisse corporelle. Les sujets diabétiques courent deux fois plus de risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire que les non diabétiques.
L’obésité est généralement mesurée par l’IMC dont la valeur s’obtient en divisant le poids en kilos par la taille exprimée en centimètres au carré. L’IMC ne tient pas compte des variations importantes dans la répartition de la graisse corporelle d’un sujet à l’autre. D’autres résultats récents ont montré que l’obésité abdominale était un meilleur déterminant du risque cardiovasculaire que le poids ou l’IMC.
Le tour de taille est une mesure simple et pratique de l’obésité abdominale et un indicateur de la quantité de masse grasse enfouie dans les profondeurs de l’abdomen. L’excès de graisse “à haut risque” peut modifier les fonctions métaboliques normales, entraîner une hyperglycémie et des troubles du cholestérol, autant de phénomènes qui à leur tour majorent le risque de maladie cardiaque et de diabète.
L’étude IDEA a inclus près de 170 000 personnes dans 63 pays.

Objectifs et plan de l’étude IDEA
L’étude IDEA est une étude transversale, épidémiologique, non interventionnelle et internationale qui s’est déroulée dans 63 pays sur cinq continents. Elle visait à évaluer la fréquence de l’obésité abdominale, mesurée par le tour de taille, dans une population non sélectionnée de patients consécutifs consultant un échantillon de médecins généralistes pendant deux demi-journées préspécifiées. L’étude a également évalué le rapport qui existe entre l’obésité abdominale, les maladies cardiovasculaires et le diabète.
L’étude reposait sur une méthodologie complexe qui consistait à sélectionner au hasard un échantillon de généralistes représentant toutes les régions géographiques de chaque pays participant. Cela a permis d’obtenir une bonne représentation des données-patients recueillies. Tous les patients étaient âgés entre 18 et 80 ans et venaient consulter leur médecin généraliste pendant les deux demi-journées préspécifiées prévues pour l’étude. Ils ont tous été invités à fournir leur consentement éclairé et à participer à l’étude, quel que soit le motif de leur consultation. Toutes les patientes sélectionnées qui ignoraient qu’elles étaient enceintes ont été incluses dans l’étude.
Les variables évaluées et enregistrées étaient les suivantes : tour de taille (mesuré en centimètres ou en pouces), taille (en centimètres ou en pouces) et poids corporel (en kilos ou en livres). Par ailleurs, des données démographiques ont été recueillies sur le sexe, l’âge et le niveau de scolarité. La présence ou l’absence de facteurs de risque connus de maladie cardiovasculaire tels que le tabagisme, le diabète (de type 1 ou de type 2) et une maladie cardiovasculaire (maladie coronarienne, accident vasculaire cérébral et revascularisation antérieure) a également été consignée.
Sur les 182 970 patients sélectionnés, 177 345 ont accepté de participer, ce qui correspond à un taux de participation de 97 %. Les données des 168 159 patients (69 409 hommes ; 98 750 femmes) qui réunissaient les critères d’inclusion ont été analysées. Des données complètes ont été recueillies pour chacun de ces patients.
Remarque : L’étude IDEA a bénéficié d’une subvention sans restrictions de sanofi-aventis.
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