Le dernier classement établi par Reporter sans frontières souligne à quel point bloggeurs et journalistes en ligne sont devenus des cibles pour les dictatures mais aussi certains pays dits démocratiques.
Le dernier classement établi par Reporter sans frontières (RSF) est sans appel. La liberté de presse, notamment sur Internet, souffre désormais des mêmes affres que la presse traditionnelle.


Le ‘gendarme du monde’ n’a aucune leçon à donner à quiconque. Josh Wolf un bloggeur américain a écopé de 224 jours de détentions, soit un peu plus de 7 mois de prison. Pour mémoire, il avait mis en ligne sur son site la vidéo d’une manifestation altermondialiste. Il a refusé de remettre ses enregistrements à la justice.
Parmi les pays les moins bien classés, on retrouve la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam et l’Égypte. La situation ne manque pas d’inquiéter RSF. Selon l’organisation, le raidissement du comportement adopté vis à vis des bloggeurs dénote de l’importance qu’Internet, en tant qu’outil démocratique, a acquis dans les régimes totalitaires.
Dans les récents évènements en Birmanie, les manifestants sont parvenus à faire filtrer des vidéos de la contestation via la Toile.
“Les autorités des pays répressifs s’en prennent désormais avec la même force aux bloggeurs et aux journalistes en ligne qu’aux employés des médias traditionnels”, selon RSF.
La Chine détient toujours un triste record dans ce domaine. Selon RSF, l’Empire du milieu compte dans ses geôles 50 cyberdissidents sur les 64 embastillés à travers le monde.

Article publié dans la newsletter Haoui.net : Lire la suite de la newsletter 2007-44

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