Conservation Avec Le Pr Luc Montagnier
Lors de la rencontre Innovation, Recherche : Horizon 2020 organisée par la CCI de l’Essonne, Le Professeur Luc Montagnier était présent pour apporter son témoignage de chef d’entreprise de star-up (Nanectis Biothechnologies) et dédicasser son livre “Les combats de la vie, mieux que guérir , prévenir” .
Le résumé du livre : A l’heure où la planète s’interroge sur son avenir, où apparaissent de nouveaux virus aux mutations imprévisibles, le Professeur Luc Montagnier révèle les moyens de réduire les facteurs de risques qui nous menacent, de juguler le syndrome du stress oxydant curieusement présent dans la plupart des maladies.
Au fil de ses nouvelles découvertes, il pose un regard original sur notre temps, sur l’état de notre recherche. Il livre avec une rare indépendance d’esprit ses doutes, ses révoltes, ses solutions ou ses propres remèdes pour une nouvelle médecine axée priori rai renient sur le développement de nos défenses immunitaires, aboutissant en particulier à une meilleure prévention des maladies chroniques.
« Mieux que guérir, prévenir » La médecine de demain serait-elle sur le chemin de faire sien l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » ?
Nous n’avons jamais eu une espérance de vie aussi longue, la médecine a fait des pas de géants, trouvant sans cesse de nouvelles molécules et permettant la survie de malades autrefois perdus.
Paradoxalement la médecine contemporaine a choisi de soigner le corps en pièces détachées, comme une voiture.
Cette même médecine a négligé toutes recherches sur des médicaments à visée préventives et s’est lancée à corps perdu dans la recherche de nouvelles molécules, toujours plus actives, mais à visée curatives. Plus préoccupée de traiter avec succès des situations de crise, la recherche a laissé sans solutions les maladies chroniques qui sont aujourd’hui un vrai problème de santé publique.
Le Professeur Luc Montagnier dans un interview donné au magazine « Enjeux Les échos » explique très clairement qu’il est temps « d’adopter une attitude préventive en essayant de réduire les facteurs de risques, de se soumettre à des tests sanguins appropriés et à des traitements antioxydants à base de plantes afin d’éviter l’apparition de ces maladies »
Le problème pour le patient est que d’une étude à l’autre sont brandis les spectres de la sur-maladie à cause de ces supplémentations pendant que d’autres disent strictement l’inverse,
Faut-il y voir qu’une question de gros sous ?
Incontestablement, la phytothérapie et la nutrithérapie ne pouvant pas être brevetées, il y a peu de chance que les laboratoires s’y penchent ou du moins investissent dans des études cliniques coûteuses qui permettraient de valider tel ou tel produit.
Et pourtant on sait avec certitude qu’un système immunitaire en bon fonctionnement prévient et protège.
Il assure la lutte contre les infections courantes, mais aussi permet de lutter contre le cancer. Il semblerait donc normal de s’intéresser à tous les traitements qui viseraient à améliorer notre immunité.
Selon le Professeur Luc Montagnier une prescription rationnelle d’antioxydants favoriserait le bon état du système immunitaire. « Certains extraits de plantes retardent le dégradation naturelle du système immunitaire sous l’effet du stress oxydant et aident à sa restauration. De même , en cas d’attaque de l’organisme, il faut à la fois aider le système immunitaire au plus vite mais aussi, une fois l’attaque passée, lui apprendre à contrôler seul l’envahisseur ; Certains individus le font spontanément contre le sida : environ 5% de la population infectée ne développe pas la maladie. Si la nature sait le faire, on doit pouvoir s’en inspirer…. »
Notre mode de vie actuel : plus de stress, une alimentation moins équilibrée favorise une plus grande carence en micronutriments, (vitamines et minéraux). La vogue des aliments dits « vides » est en partie responsable de ce phénomène. Mais aussi le changement d’alimentation, de condition de vie du bétail qui modifie de façon incontestable les nutriments jusqu’alors présents dans la viande, le lait, les œufs…
Il faut arriver à avoir un regard objectif, éviter les excès, ne pas croire tout ce qui est écrit, juste admettre que notre niveau de stress est plus important : travail, bruits, pollutions, peur de la maladie…et que le progrès a aussi induit une modification de la structure même de ce que nous consommons : animaux nourris aux hormones et antibiotiques, fruits, légumes, viandes… irradiés
(L’irradiation de la nourriture est une technique développée par des entreprises agroalimentaires permettant une meilleure conservation. Ce procédé vise également à réduire le risque de contamination par un organisme pathogène. Cette technique n’a pas que des avantages, et un de ses principaux inconvénients est la destruction partielle des vitamines ainsi que d’autres nutriments.)
Quoiqu’il en soit le progrès nous fait avancer et découvrir de nouvelles possibilités tant médicales, que technologiques, Il faut juste accepter de voir, comprendre ce que cela induit de négatif et trouver des moyens parfois simples pour remédier à ces effets secondaires.
De nombreuses spécialités médicales sont issus de végétaux et c’est une démarche scientifique et moderne qui a démontré et démontrera encore l’activité thérapeutique des plantes. Il faut donc tenir compte du passé s’en servir, rendre l’existant plus performant grâce à la recherche d’aujourd’hui,
« Il ne faut pas tout rejeter de l’expérience de nos anciens, mais l’associer à la médecine moderne qui nous a permis de gagner trente ans d’existence. En Chine, les deux médecines traditionnelle et occidentales, cohabitent. C’est peut être ce que nous pouvons envisager dans le futur » Professeur Luc Montagnier
Brigitte Bouyala 17 Mars 2008 Source : Les enjeux les Echos Mars 2008
ENTRETIEN Professeur Luc Montagnier ” La médecine du XXe siècle a épuisé ses ressources ” Médecin et virologiste français, découvreur en 1983 du virus du sida En 1991, le Professeur Luc Montagnier est nommé directeur département Sida et Rétrovirus de l’Institut Pasteur Avec Federico Mayor, président de l’Unesco, il crée en 1993 la Fondation mondiale Recherche et prévention sida, dont il prend la direction. En 1996 il est élu membre de l’Académie des sciences et estnommé en 1997, directeur du Centre de biologie moléculaire de l’université de New York, où il assure une activité d’enseignement.
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