Inégalité que ce soit au travail-entreprise ou en famille

D’une manière générale, les femmes sont plus sensibles à l’alcool que les hommes. A âge et poids égaux et pour une même quantité d’alcool, l’alcoolémie de la femme est supérieure à celle de l’homme. L’explication de ce phénomène provient de l’enzyme impliquée dans le métabolisme de l’alcool qui présente une activité moindre chez la femme. Par ailleurs, la quantité d’eau dans le corps de la femme étant plus faible, la concentration de l’alcool dans les tissus et dans le sang s’effectue plus rapidement que chez l’homme. Les fluctuations des hormones ovariennes durant le cycle menstruel affectent également le métabolisme de l’alcool et la prise de contraceptifs oraux et la ménopause augmentent la vulnérabilité de la femme face à l’alcool.

Pour une même consommation journalière d’alcool, la cirrhose apparaît plus rapidement chez la femme que chez l’homme. Un plus grand nombre de femmes alcoolodépendantes que d’hommes meurent de cirrhose du foie sans pour autant que les causes en soient élucidées. La combinaison d’oestrogènes et d’alcool pourrait être néfaste pour le foie.

Une consommation chronique d’alcool augmente le risque de cancer du sein et une intoxication chronique peut être source de stérilité chez la femme.

Les femmes éprouvent davantage de conséquences cardiaques et cardiovasculaires que les hommes.

Suivant des recherches neurologiques récentes, il est probable que les femmes risquent de présenter des problèmes cognitifs plus rapidement que les hommes. Ces changements anatomiques et fonctionnels au niveau du cerveau se produisent avant l’apparition d’une démence évidente. Les déficits de fonctionnement exécutif ont un effet plus étendu sur les capacités de fonctionnement quotidiennes de l’individu.

La femme alcoolodépendante serait également plus fréquemment sujette à dépression que l’homme. Près de 50 % des femmes alcoolodépendantes ont fait au moins une tentative de suicide. Certaines femmes semblent plus vulnérables, notamment celles appartenant à la tranche 35-49 ans, les célibataires et les divorcées.

A noter également que les femmes présentent plus souvent une alcoolodépendance secondaire (l’alcool est consommé en « auto-médication » pour répondre à des troubles psychiques) et une comorbidité (présence de troubles psychiques à côté de l’alcoolodépendance).

Au niveau social on constate également une plus grande discrimination des femmes face aux problèmes avec l’alcool.

À propos Xavier Bernard


Xavier BERNARD est conférencier, consultant-formateur spécialisé enManagement-Communication pour les générations X-Y en entreprise et les entreprises et fondateur de : www.assension.net. A propos de Xavier BERNARD




D'autres articles à lire en lien avec le sujet


  • Travail en entreprise : égalité femme/homme et performance De nouvelles organisations du travail conciliant égalité femme/homme et performance...
  • Discrimination femmes / hommes dans l’emploi : Une femme obtient plus de 350 000 € d’indemnités devant la Cour d’appel Extrait de l’article La HALDE se félicite de la décision...
  • Discrimination, inégalité salariale hommes / femmes : le rôle de la HALDE Extrait de l’article Nadine REGNIER ROUET, Avocat à la Cour,...
  • Urgences Alcool au travail – entreprise Sont à considérer comme cas d’urgence les situations où la...
  • Initiatives Femmes Voici les motivations d Initiatives Femmes (initiative femme): Dans tous...
  • Crèche ou salaire : Les femmes ont-elles les mêmes priorités professionnelles que les hommes ? Extrait de l’article A l’occasion de la journée de la...
  • Faut-il des quotas de femmes dans les conseils d’administration ? Extrait de l’article A quelques semaines de la journée internationale...
  • PDG : un titre masculin ? Extrait de l’article Martine Houlière est membre du cercle très...
  • Commentez (Dofollow si le commentaire est à plus de 200 caractères !)