Attirer et manager la génération Y (You)

Créativité, bruit, plaisir mais qui sont ces jeunes de la génération Y ? Leur place dans la Mixte génération :

Il y en a 6 grandes générations vivantes :

  • La grande génération : 1901
  • Traditionalistes : 1925
  • Baby boomers : 1944 (expérience et des propriétaires)
  • Génération X : 1965 (diplômés se sont les sacrifiés )
  • Génération Y : 1978 (créativité avec tout tout de suite) • Génération Z : 1994

La génération Y est consituée de personnes individualistes, inventives et impatientes. Elles sont connectées à l’environnement, organisées en réseaux. L’argent n’est pas un sujet tabou pour elles ; c’est lagénération « portefeuille » dont les parents, happés par leur vie professionnelle, ont pallié leur absence par des compensations financières.

Génération marketing, elle veut le meilleur et le plus cher. Elle crée et détruit des marques. En terme de respect, elle s’impose : “respecte moi d’abord et là on va s’entendre”. C’est une génération qui a connu l’instabilité : parent au chômage, divorcé… sans repères. Une génération débrouillarde donc, inventive avec ses blogs, les photos etc…

L’entreprise et la génération Y

Face à l’entreprise, cette génération adopte un comportement de recul et de méfiance. Elle ne veut pas être spoliée : « je pars à l’heure sauf si l’entreprise est à moi ». C’est unegénération de zappeur, « si ça ne va pas je quitte ce job ». Le réflexe des employeurs est de dire que les jeunes sont fainéants. Les jeunes de la génération Y aiment que leur supérieur hiérarchique les tutoie. Ils attendent des réponses rapidement ; le retour de l’entretien avec sa hiérarchie doit se faire dans les 3 mois.

C’est une génération de créateurs d’entreprise. Ce sont des copains qui s’associent. Et là, les heures supplémentaires ne sont pas comptées. Allergiques aux horaires fixes, ils sont flexibles !

Comment les recruter

Aujourd’hui pour les recruter, les entreprises doivent se situer au niveau de la séduction, et non plus à celui de l’attraction, et bien évidemment les surprendre. Il faut décrypter dans le curriculum vitae l’engagement (motivation, personnalité, valeur, culture) du candidat, mais surtout savoir le cerner. Il se considère avant tout comme une personne et non pas juste comme un candidat. Il faut accepter les CV originaux(exemple un CV adressé par mail avec de la musique sous forme de vidéo etc…..).

Les jeunes de la génération Y ont besoin de reconnaissance, de challenge, de développement et de mobilité. Ils vont connaître 2 à 3 carrières dans leur vie. La formation doit être interactive, flash (on les forme et eux forment les autres) ils veulent avoir le choix. Il faut leur proposer une occupation (« occupassion »).

La génération Y est devenue un style de vie. Elle débouche aujourd’hui sur la génération YOU, qui englobe tout le monde. On traite aujourd’hui les gens par rapport à leur comportement et non plus par rapport à leur âge, d’où le terme “génération YOU”.

Ce qui les intéresse c’est être différent, de sortir du lot, et non pas être le premier ! L’entreprise doit aujourd’hui s’adapter à lagénération Y donc former les managers à cela. Hier, l’entreprise était paternaliste, aujourd’hui elle doit être maternaliste car la génération Y est en recherche d’amour, elle veut qu’on lui dise qu’on l’AIME.

La révolution Y

Les martiens sont parmi nous ! Et ils n’ont pas l’intention de travailler comme nous. Ce qui est en train de changer avec l’arrivée de la génération Y sur le marché du travail.

Face à l’arrivée de la génération Y sur le marché du travail (génération née entre 1978 et 1994 et donc âgée de 13 à 30 ans en 2007) les managers des générations précédentes se grattent la tête avec consternation. Et ce dans le monde entier ! Je vous cite dans le désordre : En France, le chef d’entreprise surpris du manque de respect des jeunes pour la hiérarchie. En Malaisie, le manager décontenancé de les voir démissionner sur le champ suite à une altercation concernant une absence injustifiée. En Australie, le chef des ventes déconcerté de devoir préciser que les commissions ne sont pas données selon le temps de présence mais selon le montant des ventes. Les exemples se suivent.

Et les choses empirent. Si les dirigeants et les managers arrivaient encore à s’entendre avec les premiers effectifs de cette génération, mais le vent tourne et les comportements extrêmes s’amplifient comme le climat. C’est el Nino dans l’entreprise et la montée des eaux dans les services tandis que dans certains domaines s’annonce la sécheresse des talents.

Mesdames et messieurs, après la génération Y, laissez-moi vous présenter la génération Y prime (Y’) qui pourrait sonner le glas de bien des pratiques établies de l’entreprise :

La fin du respect des anciens :

  • La génération des jeunes diplômés ne s’accommode plus de rites de passages. Comme l’expérience, le respect n’attend pas le nombre des années. Ils ne prendront pas en compte votre âge, grade, sexe ou matricule pour s’adresser à vous. « Le respect est à deux sens ! Je te respecte si tu me respectes…mais toi d’abord ! »

La fin des managers :

  • Habitués aux jeux en réseaux et en équipe ( World of Warcraft, Splinter cell, les Sims, etc.) la génération Y’ sait déjà travailler en équipe projet (pour désamorcer une bombe, développer des pouvoirs magiques ou organiser une soirée). « Qui est le responsable de ce projet aujourd’hui ? Ben, je veux bien mais juste pour aujourd’hui hein, je veux partir de bonne heure, les soldes ont commencé aujourd’hui. »

La fin des carrières :

  • Nous avons déjà assez parlé de la fin du contrat psychologique qui reliait le travailleur du passé (nous donc !) à son entreprise. Le travailleur « Y » attend d’être recruté pour mener à bien un projet précis et développer de nouvelles compétences dans le processus. L’idée étant de pouvoir quitter ensuite son emploi quand il le souhaite. « Ben oui boss j’ai le site de cadremploi dans mes favoris, je me tiens au courant du marché ! »

La fin des réunions :

  • Ecrire un email est déjà trop long, mais non que dis-je…écrire un SMS est déjà trop long ! A l’image de ce temps perdu à écrire du français qui est remplacé par une phonétique incompréhensible en dehors de leur tribu (T DpaC e Ti2, mdr*). Impatients dans leur langage, ils n’attendent pas un changement lent et régulier mais instantané ! Une réunion sera considérée comme improductive si elle dure plus de 15 minutes. « Quoi ? Encore une réunion aujourd’hui ? Pourtant nous nous sommes vus à la machine à café ce matin ! »

La fin des questions :

  • Mettons cela sur le compte de l’arrogance de la jeunesse mais il devient difficile d’avoir une oreille attentive tant ils sont sûrs d’avoir déjà la réponse. En réalité, ily a de fortes chances qu’ils aient effectivement la réponse. Une newsgroup, un forum ou un tchat online aura suffi. « Non boss, je ne suis pas d’accord, selon l’étude de l’ADEME, que j’ai trouvée sur le forum cyberacteur, l’électricité est le moyen de chauffage le plus polluant ! »

La fin des salaires liés à la performance :

  • Désormais, la relation entre le travail et la rémunération n’existe plus. Ce n’est pas forcément que tout est dû, mais, que de plus de plus de personnes considèrent échanger du TCD (Temps de Cerveau Disponible) contre des SAI (Sous pour Acheter un Iphone), et que viendraient faire leurs résultats là dedans ? « Ben je suis venu à l’heure tous les matins ce trimestre, j’ai bien le droit à ma prime ! » La fin des formations en salle : Interactives et stimulantes, voilà les deux priorités des formations à destination de la génération Y et Y’. A l’heure où le Centre de Soins et d’Accompagnement des Pratiques Addictives de l’hôpital Marmottan reçoit de plus en plus de jeunes accrocs du jeu en ligne, les formations doivent être captivantes et courtes ou ne pas être. « Euh boss, t’es sûr que j’ai besoin de cette formation ? T’as pas un tutorial en ligne ? »

La fin du management global :

  • Comme les autres générations, la « génération Y » n’est pas seulement un groupe que l’on peut définir comme une tribu démographique mais comme une culture. Il faut devenir un manager de la « génération YOU » et prendre en compte non seulement la culture mais la motivation, la personnalité et les valeurs. C’est à ce prix que la paix et la productivité seront maintenues dans les entreprises.

Les experts sont partagés quant à ce qu’il adviendra de la prochaine génération appelée – avec créativité – la « génération Z ».

Vont- ils, comme leurs ainés, continuer sur cette voie en ne distinguant plus la vie privée de la vie professionnelle ? En fait peut-être pas car les parents de lagénération Z (nés après 1995) ont plus de temps à consacrer à leur famille que ceux de la génération Y- parfois surnommée la « Génération Portefeuille » en raison de l’argent qu’ils recevaient à la place de l’affection de leurs parents trop dévoués à leur carrière.

* t’es dépassé et t’es hideux, mort de rire

Article Wikipédia : Génération Y

La Génération Y comprend les enfants nés entre 1979 et 1994[1].
Ces dates charnières sont variables d’un pays à l’autre. Certains les nomment également “enfants du millénaire” (à tort puisque ce terme désigne les enfants nés après le nouveau millénaire) ou “écho-boomers”, puisque plusieurs sont lesenfants des baby boomers. Pour ce qui est de l’Europe, on considère que les enfants qui n’ont aucune mémoire de dictature ou de communisme sont des “Y”, puisque les autres montrent habituellement un caractère attribuable à la génération X. Il s’agit de la 14e génération américaine. Ils ont confiance en
eux, sont optimistes, indépendants, orientés sur les objectifs, maîtres d’Internet et des ordinateurs personnels (PCs), instruits et perspicaces.[2] Ils sont dès la tendre enfance d’habiles négociateurs, qui ont appris à vivre en synergie avec leurs parents du Baby Boom. On les voit plus tolérants, moins radicaux que ceux qui les précèdent. Plusieurs ayant vécu dans un contexte de divorce ou dans une situation où les deux parents étaient au travail, ils ont souvent été seuls.[3] Les relations humaines sont devenues très importantes pour eux. Ils sont donc portés vers le travail d’équipe afin de créer des liens.

En Amérique, danss un contexte de pénurie de main-d’œuvre, leur arrivée dérange
certains employeurs : ils sont rares et savent ce qu’ils valent. Pour les membres de la génération Y, l’autorité n’est pas toujours synonyme de compétence.[4] Ils n’ont pas peur de se comparer aux autres. Ils sont autant à l’aise pour communiquer à l’aide des technologies que directement. Contrairement à leurs parents, les jeunes de la génération Y ne placent pas le travail au premier plan. Ils refusent de travailler durant les fêtes et week-ends (sauf en emploi étudiant) et veulent des congés pour décompresser, car la santé mentale et physique s’avère leur priorité. Ils recherchent une meilleure qualité de vie et priorisent la conciliation travail – intérêt personnel[5]. Ils pensent à
court terme et sont très mobiles[6]. “Progression rapide, horaires plus flexibles, formation continue, liberté et autonomie… Voilà quelques-unes des exigences de cette génération, et les entreprises n’auront d’autre choix que d’en tenir compte.”[7]

Hédonistes au grand cœur, ce sont également des globe-trotteurs, avides d’en connaître plus sur le monde. Strauss et Howe prédisent que les valeurs de gauche (alter-mondialisme, État-providence) seront accentuées durant l’apogée des Y. Leur intégration dans le cadre de l’entreprise où pré-existent des salariés qui n’ont pas les mêmes codes sociaux demandent un effort réciproque de compréhension. Une formation peut être organisée avec profit, pour que l’encadrement de proximité connaisse mieux ces nouvelles recrues, et que les jeunes embauchés découvrent les codes de fonctionnement dans leur entreprise. Le racisme est très peu répandu dans cette génération : l’ouverture y est
multi-dimensionnelle. L’obésité subit une forte hausse, mais le tabagisme diminue, surtout dans les régions où fumer est prohibé dans les lieux publics.

Les “Héros” de la Génération Y

Selon Strauss et Howe, qui ont publié un livre concernant les générations, ce sera une génération de “Héros”, pour certain, plus conservateurs, plus terre-à-terre, qui devront s’attacher à régler une crise imminente (environnementale ?). Mais ce type de personne n’englobe pas toutes celles de cette génération, car certains sont encore plus irresponsables que les générations précédentes !

Leur théorie, pourtant, ne porte pas à la réjouissance, puisque les deux dernières générations de “héros” se sont retrouvées à achever des guerres ou à en provoquer.

La culture de la Génération Y

En France, la génération Y est un groupe de 13 millions de personnes. Nées entre 1976 et 1994, elles représentent 20 % de la population française et sont plus  nombreuses que la génération précédente, la « génération X ». Si cette génération est définie par une empreinte démographique sur la pyramide des âges, elle s’en est affranchie pour devenir une véritable “culture” ou un “État d’esprit” que l’on retrouve chez les membres des autres générations.

Cette génération, créatrice des technologies de ce que l’on nomme aujourd’hui le “Web 2.0”, a accès à des outils de création et de communication que les générations précédentes ne pouvaient que rêver. Ainsi, par exemple, écrire un livre dans les années 1970 revenait à utiliser la machine à écrire et à démarcher avec des éditeurs, ce qui rendait la diffusion des ouvrages plutôt incertaine. En 2008, on peut écrire sur son site web personnel (blog ou autre) depuis n’importe quel ordinateur, la diffusion du contenu étant immédiate.

Dans la culture de la génération Y, plusieurs nouveaux types d’émissions et de films ont fait leur apparition : des dessins-animés et films d’animation en 3D, des blockbusters truffés d’effets spéciaux inconcevables trente ans plus tôt, ou encore des programmes de télévision violents ou immatures.

Mais cette culture n’est pas seulement basée sur l’informatique comme ce fut le cas de la génération X. Les membres de la génération Y ont vécu tous les grands bouleversements de la fin du 20e siècle : le SIDA, Tchernobyl, chute du mur de Berlin, la chute de l’URSS.

Un titre controversé Génération Y

L’utilisation du terme de génération Y est controversé. Si la logique veut que l’on choisisse « Y » pour appeler la génération qui suit les « X » (nés entre 1959 et 1974), ce terme de X est péjoratif. Il a été utilisé pour décrire une génération qui n’a pas su trouver ses repères, contrairement à celle de ses parents qui sortait de la seconde guerre mondiale et devait reconstruire le pays.

De nombreux termes sont utilisés pour nommer cette génération :

  • Les « Millénaires » d’après William Strauss et Neil Howe, les sociologues américains pères des études sur les générations qui considèrent que la génération Y court jusqu’à 2000.
  • La génération “pourquoi” par Eric Chester en raison de leur remise en cause systématique des contraintes qu’on peut leur imposer (Y en anglais se prononce comme why, qui signifie pourquoi).
  • Les écho boomers, comme leur parents, ils sont en train de changer le monde.
  • L’ « e-Génération », en référence au “e” de “électronique” comme dans e-mail.
  • La « Google génération », car ils ont toujours connu ce moteur de recherche.
  • “Les suivants”, pour leur similitudes avec la génération X.
  • La « boomerang génération », pour quitter leurs parents assez tôt mais revenir à la fin de leurs études ou suite à un échec.

Besoins d’informations complémentaires avec notre spécialiste, d’une formation pour vos cadres ou vos collaborateur, d’une conférence de sensibilisation pendant un colloque ou une réunion ou peu-être d’un accompagnement individuel ?

Formulaire : contact - renseignements
Informations personnelles
  1. (Obligatoire)
  2. (Obligatoire)
  3. (une adresse mail valide)
  4. (Obligatoire)
  5. (Obligatoire)
  6. (Obligatoire)
  7. (Obligatoire)
  8. (Obligatoire)
 

cforms contact form by delicious:days

 

À propos Xavier Bernard


Xavier BERNARD est conférencier, consultant-formateur spécialisé enManagement-Communication pour les générations X-Y en entreprise et les entreprises et fondateur de : www.assension.net. A propos de Xavier BERNARD




D'autres articles à lire en lien avec le sujet


  • Organisation formation : Génération Y Voici une question que j’ai reçue par formulaire interposé concernant...
  • Jeunes diplômés : une génération pas si différente Extrait de l’article : Jeunes diplômés : une génération pas...
  • Génération Y : 10 raisons d’en avoir marre 10 raisons d’en avoir marre de la Génération Y  évoquer par...
  • Dans la peau d’un recruteur, par la Génération Y Extrait de l’article Aujourd’hui, tous les professionnels du recrutement se...
  • Une génération désengagée Extrait de l’article Les jeunes générations se disent moins impliquées...
  • La génération Y est-elle si différente à manager ? Extrait de l’article La Génération Y arrive sur le marché...
  • Accompagnement du changement et génération Y Extrait de l’article Elle représentera 40% des actifs [1] en...
  • Génération Y, enjeux et mode d’emploi Extrait de l’article La Génération Y également appelée Génération Internet...
  • 1 Commentaire to “Dossier sur la génération Y (YOU)”

    1. Guillaume dit :

      Selon un sondage réalisé par Focus RH, seuls 30% des DRH ont adopté des pratiques de management différentes à l’égard de la Génération Y. Il nous reste donc encore du chemin à parcourir !

    Commentez (Dofollow si le commentaire est à plus de 200 caractères !)