Je vous propose ce test FACE que je viens de recevoir dans mon questionnaire de santé du RSI.
Ce test est très simple à remplir et je trouve qu’il donne de bons éléments concernant la dépendance.
En tant qu’animateur de session sur les dépendances drogues et alcools en entreprise, je connaissais le test car je le soumet quelques fois à mes stagiaires.
Je suis convaincu qu’il faille le diffuser très largement dans le monde de l’entreprise, croyez en mon expérience personnelle et professionnelle sur le sujet.
Je pense aussi que de connaitre les points principaux peut-être utile pour mieux accompagner nos proches ou collègues à trouver les ressources pour changer.
Alors comment aider avec un test comme le FACE ?
Aider… mais comment?
Qu’il s’agisse du partenaire, d’un parent ou d’un collègue de travail, l’expérience avec les maladies de dépendance montre que la meilleure manière d’aider est de
- s’informer sur la maladie et encourager le malade à chercher de l’aide professionnelle sans prendre des décisions ni faire des démarches à sa place.
- s’aider soi-même, c’est-à-dire assurer d’abord sa propre sauvegarde et ses propres intérêts légitimes. Souvent ceci est malheureusement plus facile à dire qu’à faire, surtout quand il s’agit d’un parent ou d’un(e) partenaire aimé(e) ou d’une personne appréciée comme ami ou collègue de travail. Pourtant c’est primordial et indispensable;
- chercher de l’aide pour vous même. Vivre avec un malade est une situation extrêmement éprouvante et peut rendre malade partenaires et famille. Il peut être utile voire indispensable de chercher de l’aide professionnelle pour mieux gérer cette situation.
- ne pas aider le malade à rester dans son cercle vicieux, ne pas l’aider à ne rien changer; il doit assumer les conséquences de ses choix et de ses actes;
- ne pas imposer, proposer ou suggérer des solutions toutes faites, même si celles-ci vous semblent plausibles. Le malade a déjà trouvé sa solution (la drogue, même si celle-ci fait plus de mal que de bien). N’avoir que comme seule réponse de vouloir lui enlever sa solution et de lui dire d’arrêter conduit presqu’inévitablement au déni du problème et au refus de toute aide;
- laisser la responsabilité de sa propre vie auprès du malade; finalement ce n’est que lui qui peut arrêter la maladie et trouver sa réponse et de meilleures solutions à ses difficultés, au besoin avec l’aide de mesures thérapeutiques appropriées;
- être à l’écoute de la personne, avec respect, sans la juger ni condamner, sans faire appel à sa « force de caractère » ou « volonté », mais également sans le confirmer dans son déni, sans l’encourager dans son système d’explication ou négliger vos propres intérêts et limites (voir points 2 et 3);
- garder à l’esprit qu’il s’agit d’une maladie, que vous n’êtes pas la cause des difficultés du malade et que ce n’est pas vous qui devez ni pouvez le guérir;
« L’enfer est pavé de bonnes intentions »
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, « aider » le malade le maintient souvent prisonnier de sa maladie parce toutes ces tentatives contribuent à maintenir intact son déni, son schéma d’explication et système de consommation.
pour continuer cette lecture je vous propose les articles suivants qui sont présents sur www.assension.net:
- www.assension.net/Formation/entreprises-alcool-et-travail
- www.assension.net/Formation/urgences-alcool-au-travail-entreprise
- www.assension.net/Formation/partenaires-famille-dependance-alcool
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